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Selon le baromètre européen
Green IT 2008 de Dell et IDC, le Green IT représente désormais un
impératif pour les entreprises françaises. 34% des entreprises de
l'Hexagone ont d'ores et déjà mis en place certaines initiatives,
tandis que 12% prévoient le développement d'une politique
informatique de préservation de l'environnement.
Dell vient de dévoiler avec IDC les résultats du
premier baromètre européen du Green IT. Cette étude évalue les
attitudes et les actions des directions informatiques en faveur du
développement durable et de la protection de l'environnement. Elle
montre qu'en France, 34% d'entre elles ont déjà mis en place
certaines initiatives. Et 12% des firmes ont, quant à elles,
planifié le développement d'une politique informatique de
préservation de l'environnement pour les prochains mois et les
prochaines années.
Les entreprises françaises se situent dans
la moyenne européenne, mais restent toutefois en retrait par rapport
aux sociétés allemandes, anglaises et aux organisations des pays
nordiques (Suède, Norvège, Finlande et Danemark), qui sont
respectivement 51%, 47% et 36% à avoir entamé de tels projets.
L'Hexagone a cependant une plus grande maturité sur le sujet que
l'Italie (avec 24% des entreprises), l'Espagne (22%) ou les Pays-Bas
(21%).
Les principaux leviers sont le respect de la
réglementation et la réduction des coûts
Ce baromètre du Green IT met également en lumière
deux facteurs principaux qui incitent les entreprises françaises à
investir dans des initiatives « vertes ». Elles souhaitent d'abord
être en permanence en accord avec la réglementation en vigueur (85%
des grands comptes interrogés). Ensuite, elles cherchent à réduire
les coûts de fonctionnement de l'informatique (80%) via, notamment,
l'optimisation de la consommation électrique des équipements
(78%).
Cependant, les motivations varient d'un pays à l'autre
: la pression des salariés est un facteur très important dans les
pays nordiques (76%) et en Allemagne (58%) alors qu'il ne touche,
pour l'instant, que 21% des entreprises françaises. Alors que la
demande de leurs clients est un autre facteur incitatif qui pousse
les entreprises nordiques (71%) et anglaises (61%) à investir dans
des solutions Green IT, celui-ci joue peu pour les entreprises
françaises (31%).
Mais le levier de l'investissement
informatique vert n'est pas uniquement économique, il repose
également sur une volonté portée par la Direction Générale de
l'entreprise : 69% des directions informatiques interrogées ont été
poussées à investir dans des initiatives Green IT par leur direction
générale. De même, 61% d'entre elles sont portées par la volonté de
respecter les engagements pris par l'entreprise en matière de
responsabilité sociétale d'entreprise (RSE).
Les
freins existent, mais le mouvement vers une informatique verte est
lancé
L'enquête réalisée par IDC montre également les
difficultés que les directions informatiques françaises rencontrent
lorsqu'elles décident d'investir dans des initiatives Green IT. Les
trois principaux obstacles rencontrés sont, dans l'ordre, l'absence
de compétences en interne (52%), l'existence de contraintes
considérées comme incompatibles avec une stratégie Green IT (42%) et
le manque de temps (41%) sont les trois principaux obstacles.
Si l'enquête montre que les entreprises françaises et
allemandes sont confrontées aux mêmes difficultés, ce n'est pas le
cas des entreprises anglaises, principalement freinées par le manque
d'orientation insufflée par les acteurs de l'industrie IT (42%).
Quant aux entreprises espagnoles et italiennes, elles butent sur des
contraintes internes incompatibles avec une stratégie Green IT
(respectivement 65% et 56%). Mais malgré tout, les directions des
systèmes d'information des entreprises françaises restent persuadées
que l'informatique a un rôle important (41%) ou majeur (48%) à jouer
au cours des 3 prochaines années pour réduire les impacts
environnementaux de l'entreprise.
Selon IDC, les entreprises
devraient bientôt accélérer leurs investissements dans des
initiatives Green IT. Alors que les DSI de l'Hexagone dépensent
aujourd'hui 5,9% de leur budget IT dans des projets « Green », ce
taux devrait passer à 7,9% dans les 2 prochaines années.
Le Monde Informatique édition du 09/10/2008 -
par Véronique Arène |